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 Le flic et la garce (Joan Wayne)

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Invité


MessageSujet: Le flic et la garce (Joan Wayne)   Jeu 1 Jan - 16:37

Le 24 décembre.

La soirée de Noël battait son plein au poste de police de Justice Tower, pas une seule place assise dans la salle de revue. Un flic avait apporté une caisse de rhum. Des flics foutaient de l’old crow dans les laits de poule du buffet. La salle était bourré à craquer, des bleus au poste de nuit. Ils étaient tous là pour assurer le service vu que tous les flics mariés étaient en famille, les bleus étaient tous célibataires. Jack Leahy observa la foule. Des officiers balançaient des fléchettes sur les portraits des hommes recherchés. Deux inspecteurs jouaient à « un nom sur le Wayne », à essayer de retrouver les prénoms des frères Wayne en regardant leurs portraits anthropos. Le lieutenant de garde était dans les vapes. A part Jack tous les présents étaient ivres ou faisaient tout pour le devenir. Pratiquement tous les présents discutaient le coup sur les tabasseurs de flics qu’on avait mit sous les verrous dans la soirée. Jack avait entendus des rumeurs confuses. Un flic avait eut une lèvre arrachée, un autre avait été assommé. Des petits criminels qui fuyaient un braquage avant de s’être fait avoir. Jack aperçut le troupeau de flic ivre se diriger vers les cellules pour apprendre à vivre aux 6 criminels qu’on avait attrapées. Jack courut pour se mêler à la foule. Les ennuis en perspective. Les portes des cellules avaient été ouvertes. Un autre sergent tenta d’hurler pour ramener l’ordre. Les clodos de la cage à poivrots encourageaient les hommes. Un flic se ramena dans la cellule 4, ses mains garnies de coups de poings en laiton. Jack déboula en force dans la mêlée. Il se ramassa des coups de coudes. Il entra dans une cellule, il vit un des flics en train de travailler à la matraque un des détenus. Le type à genoux crachait ses dents. Jack agrippa son collègue flic et le fit reculer. Le criminel cracha du sang :

« Hééé ! Leahy ch’te connais espèce de pute ! T’as tabassé mon ami Caldo parce qu’il avait dérouillé sa pute de femme, c’était une salope et une radasse ! »

Jack vit rouge, il continuait à contenir les flics malgré tout. L’autre abruti cracha encore :

« Et en plus tu sniffe des petites culottes ! Je t’ai vu dans ton bureau l’autre jour en passant lorsqu’on m’a amené ici ! »

Jack se retourna brusquement et l’étala d’un coup de pied, il le ramassa par la peau du coup, les flics l’acclamèrent. Jack cogna la tête du petit tocard au plafond. L’autre sergent hurla : arrêtez officier ! C’est un ordre ! Le criminel lui balança un pied dans les couilles. Jack alla tourner de l’œil dans les barreaux. Le criminel se cogna à lui en laissant une trace de sang sur son blazer en cachemire qu’il avait foutu pour noël, Leahy observa son blazer sidéré. Il étala le petit tocard d’une gauche-droite. Hurlements, cris et gueulades encore plus fort.

…………………………

Un mois de merde

Le sergent Jack Leahy arracha Décembre du calendrier de son bureau et décompta les jours :

1 au 11 décembre : zéro, il surveillait les foules aux abords du lieu de l’explosion, le commissaire avait voulut des agents pour empêcher tous débordement suite à l’incident qui avait frappé la ville. 14 décembre un connard s’était évadé du poste, Leahy l’avait coursé en voiture et était rentré dans un poteau. 16, 19 et 22 décembre, des criminels libérés sur parole, visites pour leur rappeler d’être sage sinon leur agent de probation leur ferait sauter leur conditionnelle. 24 décembre : la nuit pourrie au commissariat, baston générale dans les cellules. Le bureau du procureur avait apprit ce qui s’était passé et avait contacté le commissaire. Du 28 au 30 décembre, enquête sur la maison Wayne et le cadavre de prostituée retrouvé devant. Il n’avait même pas été foutus de conserver la petite culotte de Joan Wayne. Oui un mois complètement pourri. Et Le mois prochain allait être encore plus dur. Jack serait de retour en uniforme à faire la circulation pendant 1 semaine. Une idée du commissaire, tout le personnel de la division des inspecteurs, par rotation, passait aux patrouilles une semaine par an. Inondations question boulot, questions femmes, la grande sécheresse. Jack feuilleta son carnet d’adresse. Il y avait Lorene du Silver Star et Jane du Zimba Room. Des numéros sur le retour, elles en avaient l’allure. La trentaine bien avancée, affamées, pleines de reconnaissance pour le Jack Leahy qui avait tabassé leur mari tabasseur d’épouse. Pour le Jack leahy qui les traitait gentiment en leur donnant la sensation que tous les hommes ne sont pas des salauds. Et puis sinon il y avait Joan Wayne, une gamine pour lui, 27 ans au compteur, une emmerdeuse de première, mais elle avait le sourire espiègle qui donnait des frissons et en plus Jack avait pu tâter sa lingerie fine. Mais à oublier quand même, une furie de première.

« Eh Jack regarde ça. »

Le sergent leva les yeux sur l’inspecteur Dusenberry qui lui montrait la première page du journal. Gros titres : les victimes des brutalités policières engagent des poursuites judiciaires. Le grand jury prêt à recevoir les témoignages.

…………………………

Un couloir, 15 mètres de long, avec des bancs qui s’alignent de chaque côtés, bourrés à craquer. Des policiers en civils ou en uniformes plongés dans leur lecture des journaux qui parlaient du « Noël sanglant » au commissariat. Jack avait reçu une convocation. Des interrogatoires des affaires internes pour toutes les têtes de type qui avait été présent ce soir là. Le temps passait. Trafic chargé avec tous les interrogatoires. Le grand jury avait demandé une comparution générale. Tous les agents en poste dans la nuit du 24 au 25 décembre. Les prisonniers blessés devaient identifier les gros durs qui les avaient frappés. Une porte s’ouvrit, Thad Green le chef des affaires internes sortit dans le couloir :

« Sergent Leahy s’il vous plait. »

Jack s’avança, Green lui fit signe d’entrer. Voilà 3 inspecteurs des affaires internes.

« Sergent, il vous est offert une dernière chance de coopérer. Vous avez été interrogé à plusieurs reprises avec tous les autres et vous avez refusé de coopérer. En temps ordinaire vous auriez été suspendus du service, mais le chef de la criminelle Dan Wilhite nous a convaincu de ne pas le faire. Ecoutez, il est regrettable que les 6 raclures qui ont agressés nos frères policiers n’aient pas été abattus sur le champ, mais les médias nous en veulent pour ce qui s’est passé le 24, surtout qu’ils nous reprochent de ne pas être capable de protéger la ville des porteurs et de leurs pouvoirs. Il leur faut des boucs émissaires, les têtes doivent rouler. Certains policiers doivent témoigner pour réparer les dommages causés à la bonne image du service. On s’arrangera pour faire condamner uniquement quelques flics proches de la retraire et qui ont déjà gagnés leur pension. »

« Je refuse, si je témoigne, je serais incarcéré pour violence moi aussi. »

« Sergent, vous avez soulevé un homme par le cou d’après les autres témoignages, avant d’essayer de lui faire éclater le crâne. Si vous témoignez comme témoin volontaire, votre déposition sera en votre faveur. »

« Je refuse de témoigner. »

« Alors dans ce cas, demain à 9h vous serez dans la salle du grand jury, préparez vous à vous aligner avec les suspects et soyez prêts à témoigner, en attendant vous êtes suspendus du service actif. Donnez nous votre insigne et votre arme, de plus vous allez passer en conseil disciplinaire. »

…………………………