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 [FB] Présence Salvatrice (Pv Azraëlle)

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MessageSujet: [FB] Présence Salvatrice (Pv Azraëlle)   Sam 3 Jan - 0:29

Arrivée salvatrice


PV Azraëlle V. Force






Eté 2014

Retour à la case hôpital pour Palamede Everett. Il s'était cru prêt pour passer une soirée en boîte de nuit. Mais entre la musique agressive, les contacts incessants et cette fille qui l'avait trop approché et s'était mise à danser tout contre lui, le jeune homme avait perdu le contrôle et, dans un état de panique, avait repoussé violemment tout ce qui tentait de "lui faire du mal", selon lui.

Il avait crié, frappé, griffé, se défendant comme un beau diable alors qu'on tentait de l'évacuer. Lorsque la sécurité eut finalement accompli son travail, parvenant à le faire sortir de l'établissement, Palamede s'était recroquevillé contre un mur avoisinant et n'avait pas bougé depuis, se contentant de se balancer et de heurter son crâne contre les briques froides.

Des passants avaient vite fait d'appeler l'hôpital, alors que le crâne de Palamede menaçait de se fendre sous la répétition des coups. C'était ainsi que le jeune homme avait réintégré l'unité psychiatrique, au grand dam de ses parents, qui avaient désespérément tenté de l'empêcher de commettre cette folle entreprise. Il n'était pas prêt pour ça...

Il ne voulait pas se mêler aux autres patients. Il ne voulait pas voir ces fous qui ne lui rappelaient que trop son propre état d'égarement. Il se sentait... fatigué. Lointain. Perdu. La violence qu'il avait fait subir à sa pauvre tête lui donnait la migraine et il avait l'impression que son corps lui obéissait moins bien, répondant difficilement à ses injonctions floues.

Il marchait d'un pas lent et maladroit, évoluant dans les couloirs sous la vigilance d'un infirmier pour se rendre dans la salle commune. Il tenta de porter une main à son crâne, couvert d'un bandage, mais l'homme qui le suivait l'arrêta bien vite dans son geste, lui ordonnant d'une voix forte de ne pas y toucher. Une sonorité qui ne fit qu'augmenter sa migraine...

Palamede grimaça, esquissant un faible gémissement. Il était arrivé à l'hôpital voilà deux jours et il n'avait pas prononcé le moindre mot intelligible jusqu'alors, s'enfermant dans un silence ponctué de cris, de geignements et d'exclamations incompréhensibles. Il n'aimait pas cet endroit. Il voulait rentrer à la maison. Retrouver son lit. Ses livres. Sa télévision à lui. Ses parents.

Mais il était là. Et il se laissait désormais tomber sur une chaise sans grâce aucune, fixant le vide avec un intérêt inquiétant. Tout était mieux que de lever le regard vers les autres patients, qui se perdaient dans des discussions étranges, entamaient des danses soudaines ou étaient évacués avec force suite à une crise.

Palamede se boucha les oreilles, tout en se mordant la lèvre, alors qu'un patient s'approchait de lui, visiblement désireux de faire sa connaissance. Il voulait retourner dans sa chambre... Il ne voulait plus être ici !

Il leva un regard suppliant vers son infirmier, mais celui-ci se contenta de l'observer, attendant visiblement qu'il exprime clairement son désir de quitter la salle commune. Parler...

Alors que le patient s'approchait de plus en plus, Palamede fit une tentative de dialogue, mais, en dépit de ses grimaces douloureuses et de ses efforts visibles, il ne réussit qu'à tirer de sa gorge un mince filet de voix, à peine une syllabe, presque un grognement :

"R... Re... Reeee..."

Une main caressa son visage et Palamede sursauta brusquement, faisant basculer sa chaise. Repoussant avec force le patient qui lui portait de l'intérêt, il rampa jusqu'à un coin de la pièce, ponctuant son escapade de petits cris de panique.

Il se recroquevilla contre un mur, tremblant de tous ses membres, alors que le sentiment d'être encerclé vint le submerger. Les infirmiers s'approchaient de lui, visiblement en vue de le maîtriser, et le patient tactile semblait désireux de revenir le toucher.

Se plaquant contre le mur, comme s'il était en mesure de le traverser, Palamede, impuissant, ne put que constater que la menace approchait, une vague sur le point de le submerger. Pétri d'angoisse, il commença à frapper son crâne, augmentant la douleur, créant des vertiges et une sensation d'évanouissement proche, lorsqu'une voix bien familière interrompit son manège et la tentative d'approche des Infirmiers.

Cessant de se maltraiter, Palamede cligna lentement des yeux, la vision trouble. Cette silhouette floue, il la connaissait bien... Difficilement, il parvint à bégayer, le regard fixe et vide :

"A....A...Az.... ?"

Il voulut se lever pour la retrouver, mais il ne trouva pas la force de bouger, demeurant recroquevillé. Il n'eut même pas un frémissement lorsque l'un des infirmiers sortit une seringue, visiblement désireux de lui inoculer son contenu.





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MessageSujet: Re: [FB] Présence Salvatrice (Pv Azraëlle)   Mar 13 Jan - 22:03


Présence salvatrice
« Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. » Baudelaire

 Je ne me sens pas très bien. Je ne sais pas pourquoi. Je me sens juste très seule. J’ai l’impression de ne pas avoir réussit ma vie. Que jamais personne ne va m’aimer et de ne pas avoir d’ami. Je n’ai plus aucune famille et je n’ai même pas d’animal de compagnie. Je suis absolument seule au monde et cela commence à devenir plaisant. J’en viens à me demander ce qui ne va pas chez moi, pourquoi est ce que je fais fuir tout le monde. Pourquoi est ce que ma vie a si mal tourné façon vieux film des années quatre vingt. Je ne veux pas une vie à la Norman Bates, je veux simplement être heureuse. Etre reconnue à ma juste valeur, avoir des gens qui m’aime et qui affiche un sourire d’une oreille à l’autre en me voyant arriver. Pas des gens qui essayent de me corrompre, me soutirer quelque chose ou simplement qui pensent qu’ils doivent être sympa avec moi pour ne pas avoir de représailles. Par moment je me demande quelle image de moi peuvent avoir les gens de cette ville…. En fait, aucun d’ici ne sait réellement qui je suis ni pourquoi je suis là. Aux yeux de tous je n’ai pas de passer. Je suis un fantôme et pourtant, au lieu d’apprendre à me connaitre et à m’apprécier, les gens préfèrent juger. Quand je passe dans la rue je peux avoir des remerciements et des sourires aimables mais également des regards noirs et des injures. C’est dur. C’est la vie. Je ne peux rien y faire alors autant que je m’en accommode comme je peux.

Quand je vais si mal, je vais me remonter le moral à l’hôpital psychiatrique de la ville. Je sais ce que vous êtes en train de faire. Vous êtes encore en train de me juger. Excusez moi de ne pas avoir besoin de passer ma vie au centre commercial ou chez le coiffeur. Je me sens mieux à l’hôpital car je sais exactement ce qu’ils ressentent et je veux veiller à ce qu’ils ne manquent de rien. Je veux qu’ils soient traités comme il se doit et avec les soins adéquates. Pas besoin de les bourrer de sédatif ou autre… Moi j’avais simplement besoin que l’on m’écoute et que l’on me croit. Pas que l’on me drogue du matin au soir pour me faire taire…. Heureusement que j’ai été plus intelligente qu’eux sinon j’y serais encore.

A l’hôpital, j’ai également une autre raison d’y passer du temps. Récemment, j’ai fait la connaissance d’un garçon qui m’a tout de suite transpercé au cœur. Il est tellement gentil, innocent et mignon que je ne peux rien lui refuser. Il me fait craquer, il me fait penser à un chiot abandonné que l’on a besoin de consoler. Il se nomme Palamede et je l’adore, il est le petit frère que je n’ai jamais eu. Je pense que dans la noirceur de mon cœur, il est la seule lueur de bonté qu’il me reste et pour rien au monde je ne voudrais le perdre, aussi c’est avec l’intention de lui faire un belle surprise que je pris la décision d’aller le voir aujourd’hui.

« Bonjour, je viens voir Palamede. »

« Oh, bonjour mademoiselle Force. Nous ne vous attendions pas avant demain, vous avez pour habitude de venir tout les mercredis. »

« Je sais bien mais j’avais envie de voir mon petit protégé aujourd’hui. Où est il ? »

A peine étais je arrivée qu’une bonne femme s’est jetée sur moi pour savoir pourquoi j’étais là et pourquoi je suis venue aujourd’hui plutôt que demain et bla bla bla. C’est exactement pour ca que je déteste les gens. Leur présence me fruste, leur parler et un suplice. Je les déteste. Mais pas ce garçon car je sais qu’il me comprend et puis franchement, regardez moi cette bouille. Même si vous ne l’aimez pas, vous êtes obligé d’avoir de la peine pour lui et d’avoir envie de le prendre dans vos bras !

Quand je lui ai demandé où se trouvait le garçon que j’étais venue voir, l’infirmière baissa la tête et sans s’en rendre compte elle regarda sur sa droite. A peine un instant, ca ne dura qu’une seconde mais ce fut suffisant pour capter mon attention. Alors, machinalement je me mis à suivre des yeux son regard et je vis un garçon contre le mur entouré d’homme et de femme. Je ne saurais pas vous décrire ma réaction à ce moment là. Je crois que j’ai laissé tomber mon sac à main et que je me suis précipité dans le tas ! J’ai joué des coudes pour me frayer un chemin jusqu’au blondinet puis je me suis approchée doucement.

« Laissez le ! Reculez ! Laissez le respirer ! »

J’étais tellement hors de moi que j’avais envie de tous les tuer sur place. J’avais envie d’hurler et de les frapper de mes propres mains, de leur arracher les yeux et de les étrangler. Il fallait que je me contrôle sinon je risquais de vraiment devenir folle. Doucement, je m’approche encore et pose une main réconfortante sur l’épaule de Palamede. J’attends sa réaction, je sais qu’il faut qu’il s’habitude au contact physique. Quand je vois qu’il se laisse faire, je m’assois à ses cotés et le prend chaleureusement dans mes bras, posant ma tête sur la sienne je le berce doucement afin qu’il se sente en sécurité. Quelqu’un s’approche avec une seringue et là je lui lance un regard tellement noir que si j’avais pu me voir dans le miroir j’aurais eu peur de mon propre reflet.

« Si vous faites un pas de plus, je jure devant Dieu que je vous plante cette seringue dans l’œil. »

Mon ton était calme, glacial et sans appel. Je ne plaisante pas. C’est sans doute un défaut chez moi. Je sais que je parais douce, calme, presque amorphe. Comme si je ne ressentais rien en permanance. Mon physique peu laisser croire que je ne sais pas me défendre. Mais s’il y a bien une chose qu’il faut savoir sur moi, c’est que même derrière mes sourires, je suis on ne peut plus sérieuse alors ce n’est pas avec mon regard noir que je vais m’amuser à faire des menaces en l’air.


   

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.
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MessageSujet: Re: [FB] Présence Salvatrice (Pv Azraëlle)   Mar 13 Jan - 23:28

Arrivée salvatrice


PV Azraëlle V. Force






Palamede se sentait loin de toute chose, comme s'il flottait au-dessus de son propre corps, sans la moindre maîtrise sur son environnement ou lui-même. Les coups qu'il s'était lui-même infligés l'avaient sonné et il se sentait incapable d'effectuer le moindre geste, peinant tout simplement à appréhender ce qui pouvait se passer autour de lui.

Azraëlle... Azraëlle était arrivée... Et elle avait pris les choses en main, comme elle savait si bien le faire. Il ne sut trop comment, mais Palamede se retrouva soudainement dans les bras de la jeune femme, bercé et réconforté, les infirmiers tenus à distance. Le jeune homme ferma les yeux, glissant ses propres doigts à ses lèvres pour les suçoter et les mordiller distraitement, parvenant progressivement à se détendre.

L'état de confusion dans lequel il se trouvait en raison des chocs que son pauvre crâne avait dû endurer était sans nul doute ce qui lui permettait de se retrouver dans cette position avec Azraëlle sans paniquer, lui qui était si réfractaire aux contacts physiques. Il n'avait même pas réagi lorsque l'un des infirmiers avait fait mine de s'approcher pour lui injecter un sédatif, une manœuvre qui, habituellement, le plongeait dans la panique la plus expressive et remuante.

Maladroitement, à l'aide de sa main libre, il s'agrippa aux vêtements d'Azraëlle, comme s'il craignait qu'elle ne parte et ne le laisse tout seul avec ses propres démons. Elle était tout ce à quoi il pouvait se raccrocher, à cet instant précis. A l'hôpital, il n'avait rien. Rien, hormis des ennemis, des gens qui lui voulaient du mal, des patients qui le terrifiaient... Rien, rien du tout...

Peu à peu, son esprit s'extirpa de cette confusion douloureuse. Il continuait à se sentir comme anesthésié, mais, au moins, il pouvait comprendre quelque peu ce qui se passait autour de lui, appréhender la situation actuelle.

Extirpant ses doigts de sa bouche, il les essuya négligemment contre son uniforme de patient, avant de jouer maladroitement avec ses cheveux, le regard lointain, s'agrippant toujours à Azraëlle de son autre main.

Manquant de stimulation et de situations propices à mobiliser pleinement ses capacités intellectuelles, Palamede se sentait régresser dans le cadre que lui offrait l'unité psychiatrique de l'hôpital. Il parlait à peine, ou pas du tout, renonçant à la parole pour s'exprimer par de bêtes gémissements ou des grognements informes. De toute manière, qui pouvait bien l'écouter réellement ici ? On faisait déjà à peine attention à lui lorsqu'il était dehors, hormis ses parents, sa thérapeute ou Azraëlle... Les gens normaux ne l'écoutaient pas. Et ici, c'était également le cas.

C'était pire encore. Les médecins et infirmiers ne le prenaient pas au sérieux, quant aux autres patients... Palamede ne les comprenait pas, pas plus que ces derniers ne respectaient ses limites ou ses désirs. Se retrouver en leur présence était une torture de tout instant.

Le monde autour d'eux relançait peu à peu l'angoisse qui avait pourtant commencé à s'effacer. Il avait besoin de calme...

Son regard croisa celui d'Azraëlle un bref instant, avant qu'il ne le détourne frénétiquement, ne supportant pas de regarder qui que ce soit dans les yeux. Il pointa du doigt le couloir qui menait aux chambres et tenta d'articuler quelque chose, mais il ne put tirer qu'un gémissement long et informe de ses lèvres.

Palamede se mordit la joue, contrarié par son échec, avant de se donner une autre tape sur le crâne pour se punir. Il tenta à nouveau le coup, articulant exagérément, les joues rougies par l'effort :

"Ch... Ch... Cham... Chaaaaam..."

Il ne parvint jamais à prononcer entièrement le mot. Il se contenta de répéter la syllabe qu'il avait réussi à sortir de sa gorge, pointant désespérément du doigt le couloir qui leur permettrait d'être au calme.

Palamede était terrifié à l'idée qu'Azraëlle puisse ne pas le comprendre. Elle était l'une des rares personnes qui ne se contentaient pas de hausser les épaules à ses questions ou à ses remarques, comme si cela n'avait aucune forme d'importance ou de pertinence. Azraëlle était sa tutrice et sa marraine à l'hôpital. Azraëlle était spéciale. Azraëlle devait le comprendre, hein ?

Frustré de ne pas pouvoir s'exprimer comme il souhaiterait le faire, Palamede entreprit de griffer son bras tout en continuant à pointer la direction du couloir des chambres, articulant d'une voix atone cette seule syllabe qu'il était parvenu à prononcer tant bien que mal :

"Chaaaaam... Chaaaaaam !"

Son regard plein de désespoir se perdit un bref instant dans celui d'Azraëlle, avant qu'il ne le baisse vers le sol, tout en continuant ses manœuvres.



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