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 Always do what you're afraid to do x Gabriel

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MessageSujet: Always do what you're afraid to do x Gabriel   Sam 10 Jan - 20:43



Always do
what you're afraid to do


What is needed, rather than running away or controlling or suppressing or any other resistance, is understanding fear; that means, watch it, learn about it, come directly into contact with it. We are to learn about fear, not how to escape from it.

N é m é s i s  M.  V a l e n t i n e & G a b r i e l  L a n c a s t e r
En temps normal, je n'aurai eu aucune bonne raison pour être restée aussi tard à l'hôpital ; en regardant par la fenêtre de mon bureau, je pouvais distinguer la brillance de quelques étoiles masquées par les nuages. La nuit avait depuis longtemps étendu son écrin de velours noir sur la ville et même la lune ne se sentait pas d'humeur à lui retirer sa sombre suprématie. Seule la lumière de mon bureau était allumée, diffusant une lueur tamisée à travers la pièce grâce à l'abat-jour bordeaux, laissant le fond de celle-ci dans une obscurité rassurante. J'aimais cette impression lorsque je consultais mes dossiers, assise en tailleur sur un fauteuil que j'avais déplacé pour l'occasion contre la grande bibliothèque qui parcourait le mur gauche de mon office. La raison de ma présence à un horaire aussi tardif ? La police, toujours la police. Il n'y avait qu'eux pour être capables de me demander pareil service. Cela dit, ça ne dénotait pas vraiment de mon quotidien de rester en nocturne puisque je me portais régulièrement volontaire pour faire partie des psychiatres des urgences de nuit. La seule différence, aujourd'hui, c'est que je n'étais pas de garde et que j'avais déjà fini de me débarrasser de mes vêtements de travail pour repartir chez moi quand l'appel avait été passé.

« C'type est fou, Docteur. » Ça avait commencé comme ça, net, et j'avais trouvé ça un poil agaçant. « Fou comment ? À la Hannibal Lecter ? Genre Shane Walsh ? Ou juste comme Walter White ? » Le silence au bout de la ligne m'avait donné la réponse bien avant que le policier ouvre la bouche. Frustrant de constater qu'il était si facile de lire en lui même sans avoir un accès direct à ses pensées. « Euh... J'sais pas vraiment ça, Docteur... Walter White, c'est l'type qui deale d'la drogue ? » J'avais répondu d'un simple « Mh mh. » pour lui permettre d’enchaîner rapidement. « Ben c'lui-là alors. On a trouvé not' gars en train de refourguer sa merde aux racailles du lagon ; on voulait l'ramener au poste, savez, procédure standard, mais y s'est mit à débiter des conneries pas possibles qu'mettent l'doute sur sa santé mentale. On a b'soin d'un avis médical sur l'sujet, Doc, parce qu'on peut pas l'boucler dans cet état-là. On vous faxe le rapport écrit. » J'aurai bien répliqué que ce ne serait pas la première fois que quelqu'un se serait fait enfermer malgré tout ce qui jouait contre cette option, mais je m'étais retenue. Plutôt que de céder à une impulsion ridicule engendrée par la fatigue de plusieurs heures de travail consécutives, j'avais raccroché après leur avoir confirmé que je serai toujours présente quand ils amèneraient leur suspect à mon attention.

D'où le fait que je patientai maintenant sagement, ma jupe remontée aux cuisses par ma position, révisant mes dossiers faute d'avoir eu énormément de choses à lire dans ce qui m'avait été envoyé. En somme, c'était une déposition assez classique qui démontrait que le patient que j'attendais était atteint d'un trouble de la paranoïa aiguë, voir d'une forme mineure d'un syndrome maniaco-dépressif. Un coup à ce qu'il ne puisse effectivement pas être coffré aussi aisément que prévu par les forces de l'ordre. Si cas avéré de psychose il y avait, c'était à un spécialiste de juger de son traitement tout comme de décider si il était nécessaire de l'enfermer dans l'aile psychiatrique du bâtiment – pas dans la prison de la ville. Encore que certains considéraient ces lieux de soins comme un enfer dans lequel ils étaient aussi bien enfermés que dans un établissement pénitentiaire.

Lorsque j'entendis enfin quelqu'un frapper à la porte, je relevai la tête pour vérifier l'heure. Minuit passé. Ils avaient pris leur temps, comme souvent. J'étais sur le point de me lever pour aller répondre quand la porte n'en fit qu'à sa tête et s'ouvrit d'elle-même pour laisser passer une grande silhouette dans le clair-obscur de mon bureau. Juste derrière cette dernière, un gars à l'air complètement lessivé s'exclama un peu trop fort à mon goût d'un : « Hé, ça se fait pas ça ! Z'êtes censé attendre que la Doc se pointe, pas faire votre entrée comme vous l'voulez ! » Ah, je reconnaissais cette voix et cette façon hachée de s'exprimer. Cependant rougissante de ma position, je me redressai en replaçant ma jupe le plus rapidement possible et la lissai soigneusement pour me donner contenance avant d'esquisser un petit sourire. « Ne vous en faites pas. » Voyant quelque chose briller du coin de l’œil, je fronçai légèrement les sourcils. « Je crois qu'il n'est plus nécessaire de lui faire porter des menottes maintenant qu'il est arrivé à bon port, ne croyez-vous pas ? » Et comme ici ma parole faisait loi, le représentant de celle de New Lagon s'empressa de sortir une clef et de détacher le suspect aux allures de prisonnier. Après tout, c'était tout naturel. En entrant dans cette pièce, il était maintenant mon patient, et donc mon problème, plus le leur. « Merci, Inspecteur. Je vous enverrai les papiers nécessaires lorsque son suivi sera terminé. » Ou comment dire 'dégagez' avec un minimum de classe. Le rapport reçu plus tôt spécifiait que mon client allait devoir subir plusieurs séances avant que je rende mon jugement professionnel à son sujet, il n'était donc clairement plus nécessaire qu'un policier empiète sur mon terrain. Ceux qui rentraient en ces lieux étaient, dans une théorie malgré tout souvent respectée, protégés. Un frisson me parcouru au souvenir que trois personnes seulement ne l'avaient pas réellement été, et que l'une d'entre elle était moi-même.

Bref, dès que le second homme fut sorti, refermant la porte avec une délicatesse toute relative, je pris la direction de mon bureau en faisant signe au nouvel arrivant de me suivre, si bien sûr il désirait profiter du confort du seul siège que j'avais laissé face au mien. « Je vous en prie, installez-vous. » Prenant place devant la baie vitrée qui offrait une vue imprenable sur la ville en contrebas, je déposai mes dossiers habituels dans un tiroir à ma droite pour mieux me saisir de la base du sien, sur ma gauche, à côté de l'imprimante et du fax. J'en étais à finir de relire le bout de papier et à préparer une nouvelle feuille blanche quand je me décidai à enfin relever la tête vers le brun qui me fixait alors. « Wyatt... ?! » Chuchotai-je aussitôt avant d'être frappée d'un sentiment de malaise. Ce que je percevais comme effluves d'émotions n'avait strictement rien à voir avec le gérant du Déliria. Prenant une profonde inspiration pour reprendre mes esprits, je replaçai une mèche rebelle derrière mon oreille en vérifiant mes informations. « Gabriel, c'est bien ça ? » Essayant de sourire sans me montrer gênée de le regarder dans les yeux, je m'appuyai contre le dossier de ma chaise en cuir, croisant les bras. Pour quiconque s'y connaissant un peu dans le langage corporel, c'était un geste de défense, de protection. Mais je préférai laisser croire à mes patients les plus dangereux, ou les plus troublants, que je n'étais rien de plus qu'une psychiatre supplémentaire se prenant pour plus importante qu'elle ne l'était réellement. « De ce que j'en vois, la police n'a pas réussi à tirer grand chose de vous... Pas de date ni de lieu de naissance, pas de nom de famille, pas de travail. On pourrait peut-être commencer par là ? » Préférence personnelle que de laisser le choix au patient du chemin emprunté dans la conversation, et de ne surtout pas le brusquer en abordant tout de suite la cause de sa présence entre ces quatre murs.

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MessageSujet: Re: Always do what you're afraid to do x Gabriel   Ven 23 Jan - 18:37

Right way wrong way, this cage is my rage
My cord ripped out, cry out for help

Dès qu’ils avaient réussi à me choper, mon sang ne fit qu’un tour, et le mécanisme primaire de défense se mit en marche. Le déni dans toute sa splendeur.

En réalité, il n’avait pas été attrapé le sachet de coke à la main. Il n’avait réalisé qu’un transport, la voiture avait été laissée dans un parking souterrain à dix pâtés d’immeubles d’ici. Prendre ses précautions avant tout, couvrir le boss avant soi. A bien y songer, s’il avait vraiment été coincé, il n’aurait pensé qu’à ses propres intérêts et aurait mit en danger sa hiérarchie…si on pouvait parler ainsi. Cette nuit-là, il avait senti qu’il était encore possible d’agir dans les règles du jeu. Il suffisait simplement de changer de personnage.

Le visage qu’il avait décidé de revêtir à ce moment-là était celui qui lui sauverait la mise. Il n’avait encore jamais testé son efficacité, ni même évalué ne serait-ce qu’un peu ses chances de regagner sa liberté. Gabriel, malgré son ingéniosité, s’impatientait déjà de pouvoir retrouver son autonomie physique, voire même cognitive. Les forces de police de la ville l’avaient donc trouvé sur les lieux, et, après avoir exhalé des manifestations paranoïdes, fut menotté puis emmené dans un véhicule balisé. Le gendarme contacta son supérieur, qui lui annonça les directives. Elles étaient claires : confier cet individu à un spécialiste de la santé mentale afin qu’il y dépose un diagnostic clair. Au quel cas il ne serait pas poursuivi (il officierait seulement comme témoin, du moins si cela est « possible ») et continuerait ses séances auprès de ce dernier.

Les tics comportementaux étaient souvent discrets, mais notables. La communication verbale, elle, était agressive, entaillée par des bouleversements d’émotions diverses. Soit il ne tenait pas en place, soit il était rétracté, sur la défensive, la tête affaissée sur son tronc, les yeux brillants d’inquiétude délirante. Mais dès qu’il fut amené dans les locaux de l’hôpital, il s’agita davantage. Le service de psychiatrie était calme. Du moins jusqu’à ce qu’il n’arrive, rejetant le contact physique d’un coup d’épaule ou même de coude, parlant parfois haut et psalmodiant à voix basse le reste du temps.

Celui qui semblait être la tête forte du groupe entra dans une pièce, qui n’avait visiblement pas l’air d’être un box, une chambre ou même un local d’entrepôt. L’aliéné se faufila de telle façon qu’il prit de court le policier, qui, les cernes pendant aux yeux, s’était plaint du comportement du dit menotté. Lorsque la doctoresse incita l’homme à lui ôter ses entraves, Gabriel cracha :

« Manquerait plus qu’on me mette un autre boulet au pied… »

L’homme s’exécuta malgré la remarque déplacée du suspect, et finit par tourner les talons avant de sortir. Bon débarras.

Gabriel se massa les poignets de manière répétée, n’écoutant que d’une oreille ce que la psychiatre venait de lui dire. Il ne la regarda même pas, profitant du paysage nocturne qui se dévoilait par delà la fenêtre. Debout, planté comme un arbre aux racines crispées et emmêlées, il finit par croiser les bras sur sa poitrine, chose qui se traduisit par un son caractéristique de cuir qui se froisse.

Et pour commencer en beauté, elle venait de prononcer le nom de son frère. Tout le monde était drogué au point de l’avoir comme dealer, ou bien… ? Gabriel allait finir par croire si ce n’était pas lui le gourou des Porteurs. Cette femme en faisait-elle seulement partie ?

« Gabriel, c’est bien ça ? »

Sans lui jeter un regard au départ, il lui rétorqua, l’air assommé par une force invisible.

« Possible. »

Au lieu d’accepter la chaise qu’on lui proposait plus professionnellement qu’autre chose, il se laissa vaciller volontairement et écrasa son épaule contre le mur qui comportait la fenêtre par laquelle il regardait encore.

« A moins que je ne sois Wyatt. Lequel des deux vous ferait le plus plaisir ? », demanda t-il sur un ton langoureux, presque dépravant. Ce n’est qu’à ce moment précis qu’il se laissa tenter par un premier contact visuel avec le médecin. Ce dernier dissimulait bien des vices mais avec suffisamment d’habileté pour ne laisser transparaître qu’un voile menaçant. C’était le regard d’un prédateur qui n’attendait qu’une seule chose, se manifester dans toute sa magnificence. À l’entente de ses recommandations particulières, son visage se neutralisa de toute expressivité. Seule une inquiétude hors norme semblait se battre pour aller au devant de la scène, alerte d’une crise imminente. « Vous offrir matière à m’enfermer ? - il serra ses mâchoires, sous tension - Quel animal serait assez fou pour faire subir ça à son semblable ? »

Il avait une vision bien spécifique de l’être humain, qui se croyait au dessus de toutes les autres créatures de la Création. Mais il était avant tout un animal qui ne s’assumait pas sous prétexte qu’il avait le don de la pensée ou de la parole.
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MessageSujet: Re: Always do what you're afraid to do x Gabriel   Sam 24 Jan - 1:19



Always do
what you're afraid to do


What is needed, rather than running away or controlling or suppressing or any other resistance, is understanding fear; that means, watch it, learn about it, come directly into contact with it. We are to learn about fear, not how to escape from it.

N é m é s i s  M.  V a l e n t i n e & G a b r i e l  L a n c a s t e r
Quelque chose ne collait définitivement pas. Les gestes étaient parfaits, je ne pouvais retirer ça à l'homme qui me faisait face, cela dit... La réalité qu'il tentait de m'imposer s'arrêtait là. Net. À la naissance même de son esprit. Un frisson d'effroi parcouru mon échine, me poussant à serrer un peu plus étroitement mes bras autour de mon corps frêle. Silencieuse, seul mon regard perçant suivait les mouvements du brun, observant la façon toute particulière qu'il eut de s'appuyer contre le mur, comme s'il n'avait d'autre envie que de profiter de la baie vitrée. Néanmoins, j'avais une conscience aiguë du fait que ses motivations ne s'arrêtaient pas à l'horizon de cette vue panoramique – lorsqu'il se décida enfin à m'accorder un regard, j'eus l'instinct de rétracter les doigts mentaux qui fouillaient dans sa tête. Je savais qu'il n'avait aucun moyen de détecter ma présence au beau milieu de ses pensées tant que je ne désirai pas me révéler, mais quelque chose dans sa façon de se mouvoir et de s'exprimer me donnait la désagréable impression du contraire. La chair de poule qui envahissait ma peau, heureusement cachée par le doux tissu de mon chemisier, aurait beaucoup trop clairement indiqué la bataille qui faisait rage sous mon crâne ; qu'on vienne le chercher, qu'on le fasse sortir, que la menace pesante de sa présence même disparaisse de mon espace vital. Je n'avais plus eu de patient dangereux depuis l'attaque et je ne voulais en aucun cas risquer une nouvelle fois ma vie en jouant avec le feu, quand bien même mon statut de Porteuse m'offrait quelques avantages que je n'avais pas à l'époque.

Ce fut, au final, un petit soupir qui risqua de me trahir en franchissant mes lèvres pendant que je fermai lentement le dossier de mon patient nocturne. Inutile de garder des informations aussi incomplètes sous les yeux, à plus forte raison que certaines personnes n'étaient pas confortables avec l'idée d'avoir leur dossier sous le nez. De même, je ne pris pas la peine de sortir un carnet pour prendre des notes. J'avais la sensation que ça ne me serait d'aucune utilité ici, aussi posai-je mes mains bien en vue sur le bureau tandis que je penchai la tête de côté avec curiosité. « L'Homme est le seul à être capable d'une pareille ignominie. » De nouveau intensément concentrée sur les émotions et les bribes de pensées de mon vis-à-vis, j'esquissai un très léger sourire. Sans aller jusqu'aux mêmes extrêmes que je captai chez lui, je ne pouvais qu'être en accord sur ce point. « Je ne suis cependant pas là pour vous faire enfermer. Mon rôle serait plutôt d'encourager le contraire, à dire vrai. » Bien que tout mon être me criait de ne pas combler plus d'espace que nécessaire entre nous, je me penchai un peu en avant par-dessus le bureau, m'approchant en ce geste de la chaleur de l'unique lampe de la pièce. Comme si une chose aussi insignifiante allait me protéger. Même mes muscles étaient tendus sous la pression qui m'arrivait par vagues régulières – qui sait s'il n'allait pas bientôt se jeter sur moi si mes réponses ne lui plaisaient pas ? Non, je n'avais aucun doute sur le sujet. Si cet homme, Gabriel, le désirait, il pourrait tout à fait prendre la poudre d'escampette sans que je ne puisse rien y faire.

Prenant mon courage à deux mains, littéralement puisque ces dernières se joignirent naturellement par-dessus le bois, je repris la parole après quelques secondes de silence. « Quant au frère que je préférerai avoir dans mon bureau, eh bien... Ce n'est pas à moi d'en décider. » D'ailleurs, pour être tout à fait franche, ma réponse aurait été : aucun. Entre le meurtrier séducteur que je traquai pour le compte du C.M.I et le prédateur qui me faisait face, les deux options avaient en commun qu'elles mettaient toutes deux ma vie en danger. « Car j'imagine que, à moins d'être un métamorphe, vous êtes bien lié par le sang à Wyatt. Donc... Gabriel Lancaster. » Sans oser un seul geste brusque, je fis un repli stratégique au fond de mon confortable fauteuil de cuir, savourant un bref instant le crissement produit par mon corps réfugié contre ce dernier. « Je suppose qu'être sans cesse confondu doit se révéler épuisant, si pas énervant, à force. » Dans un petit haussement d'épaules qui se voulait aussi nonchalant que possible, je fis mine de me désintéresser de mon nouveau patient en faisant pivoter la chaise de manière à pouvoir regarder l'extérieur d'un simple coup d’œil à ma droite. Les apparences, toujours les apparences. Peut-être était-ce là ma seule chance de ne pas me laisser dominer par l'inquiétude qui montait en moi en présence du brun. N'ayant laissé qu'une main sur le bureau, je fis tapoter mes doigts dessus. Une fois. Deux fois. Une troisième, avant d'accorder un nouveau regard au jeune homme. Peut-être était-il temps que je donne quelque chose en retour pour tenter d'ouvrir la communication. « Je suis le Docteur Valentine. Némésis Valentine. » Ce ne serait pas la première fois qu'on m'amènerait quelqu'un sans lui avoir donné ne serait-ce que cette information minime. « Vous pouvez m'appeler comme vous le désirez... Ou ne pas m'appeler du tout, c'est votre choix. » Mon inspiration se fit involontairement un peu plus marquée. « Du moment que vous avez conscience que je suis la carte 'sortie de prison'. D'une manière ou d'une autre, il faudra bien que nous puissions entamer un dialogue. Un véritable dialogue. » Ce n'était pas exactement vrai. Même son silence serait parlant. « De ce fait, pardonnez-moi mon insistance mais... Préférez-vous répondre à mes questions ou passer tout de suite à la raison pour laquelle vous avez été mené jusqu'à moi ? » Je n'aimai pas poser ce type d'ultimatum sur la table, moins encore d'une façon aussi flagrante, mais il ne me laissait pas exactement le choix sur la méthode utilisée afin de déterminer ce qui le ferait réagir.

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