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 L'informateur (Azraëlle Force)

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MessageSujet: L'informateur (Azraëlle Force)   Mar 13 Jan - 17:42

Article du journal à scandale « New Lagon Confidential »

Azraëlle la légende


Toi cher lecteur, tu ne l’auras pas remarqué, car tu es un citoyen respectueux des lois, qui fait confiance à notre magasine pour te tenir au courant des péchés de notre belle ville. C’est pourquoi ce tabloïd t’offre périodiquement une rubrique intitulée « femmes fatales sous surveillance ». Ce mois-ci nous t’offrons un pot pourri palpable et pénétrant centré sur les activités délictueuses et sulfureuses de la gent féminine politicienne de New Lagon. Focalisons tous nos feux sur Azraëlle Force alias la maire adjointe. (Aussi connue sous les surnoms de la brune, la garce, Azra d’arabie et la sublime de la prairie). Vous connaissez tous Force de réputation, c’est cette bimbo propre sur elle et tiré à 4 épingles. C’est une divine, que dis je, une déesse, une séductrice ! Une femme ! Une vraie ! Innombrable sont les hommes célibataires à rêver de réchauffer son lit par leur présence. Mais nous à New Lagon Confidential qui sommes toujours dans le secret des dieux, allons tenter d’obtenir une interview exclusive de cette fastueuse femelle qui occupe l’hôtel de ville avec sa jolie anatomie. Nous allons tenter d’envoyer notre élite, Sid « The Killer » Getchell pour essayer de lui arracher ses aveux.

Ça sera une exclusivité de New Lagon Confidential rien que pour toi lecteur. Vous qui avez toujours voulut tout savoir sur Azraëlle Jolies lèvres (on les surnomme « oscar » car elles sont si savoureuses qu’elles mériteraient d’être nominées) ça sera le moment ou jamais de tout savoir sur elle. Avouez que vous avez tous maté son profond décolleté lors de ses discours municipaux. On a envie de lui gincher quelques paroles coquines, comme pour n’importe quel autre petite caille avenante qui roule des hanches devant nous au bord des piscines de New Lagon. Depuis l’explosion qui a frappé notre cité, la demoiselle Force est en passe de devenir une légende urbaine pour notre ville. On la soupçonne capable de survivre à tout, qu’elle doit avoir plus de vies que le félin du proverbe. Toi qui es au parfum cher lecteur, surveille notre prochaine édition. Tu risques d’en apprendre plus sur cette femelle fatale. Et surtout ne l’oublie pas, c’est ici que tu l’as lu en premier, vite fait bien fait et très confidential !

…………………………

23h

Jack Leahy roulait sur la route bordant le coin sud des plages de New Lagon. La route était plate, l’asphalte était plate. Plate et vide. Les plages avaient des allures désertiques à cette heure-ci, comme s’il était en plein désert de Mojave. Des broussailles au bord de la route, quelques ossements de lièvres, de la poussière balayée par le vent. Un lièvre bondit, il atterrit sur la route, il évita les roues. Le vent se leva, il fit voler des vieux papiers, des affiches promotionnelles à la con sur un nouveau lotissement derrière les dunes. Voilà le panneau : air de repos. Jack s’y engagea et examina les lieux leeeentement. Un parking en gravier, pas de voitures. Pleins de traces de pneus dans le sable. A côtés des coulées de sable apportées par le vent. Des boules de broussailles qui roulaient partout. D’eeeeeexcelents endroits pour se planquer. Jack songea que s’il devait donner rendez-vous à quelqu’un pour le buter, ça serait ici. Des toilettes pour hommes, des toilettes pour dames. 2 bâtisses en ciment et un espace étroit entre les deux. En face des toilettes des coulées de sables. Plus loin, le bruit des vagues. Des coulées de sable qui venaient de la plage, le vent les remodelaient sans cesse. Jack se gara et ouvrit sa boîte à gant pour prendre son arme. Un petit 38 à canon court, pas vraiment l’arme réglementaire des flics de New Lagon.

Il descendit de voiture. C’est ici qu’il avait donné rendez-vous à Miss Force, adjointe municipale en personne. Il était arrivé en avance pour nettoyer les lieux de tout emmerdeur potentiel. Jack entra dans les toilettes pour homme, il inspecta les cabines, son arme pointée devant lui. Il ressortit, le vent faisait voler des bouts de cellophane. Il entra dans les toilettes pour dames, des cabines vides, des lavabos crasseux, des cafards noyés dans le crésyl. Il ressortit, il rasa les murs. Il fit le tour du bâtiment. Merde, voilà un criminel. Un noir qui porte un costume de maquereau, il avait une coupe cranté de crépu rappeur à la cool. Il avait une arme, un couteau à cran de gonzesse. Il se curait les ongles avec, il se tenait près du mur, il évitait les rafales de sable, ça bousillait son décrêpage. Il vit Jack qui braqua son flingue et son insigne de flic sur lui.

« Eh m’sieur le policier, je fais rien d’illégal, j’ai rencard avec une fille ici ce soir. »

« Ouais bah moi j’ai rencard avec quelqu’un d’autre ici ce soir, alors décampe de là. »

« Vous avez pas le droit ! »

« Oh tiens, y’a un pédophile qui rôde autours de l’école primaire de Kinman sur Oak Road. Tu corresponds à son signalement, c’est bizarre non ? »

« Ça va, j’ai compris, ne nous fâchons pas, je m’en vais. »

Il déguerpit et Jack rangea armes et insignes avant de s’accouder à sa voiture, un coupé mercury bordeaux qui allait rendre l’âme. Il avait préféré ne pas se ramener avec sa rôdeuse de police pour ne pas attirer l’attention. Il croisa ses bras et attendis Mademoiselle Force avec qui il avait rendez-vous ce soir, loin des oreilles et des regards indiscrets. Il avait lu la dernière édition du New Lagon Confidential. Miss Force avait eut droit à la première page sur 4 colonnes qui vantait ses charmes. Leahy s’était esclaffé.
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Invité


MessageSujet: Re: L'informateur (Azraëlle Force)   Jeu 15 Jan - 8:59


L'informateur
« Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. » Baudelaire

 « Mademoiselle Force… A chaque fois que vous venez, vous vous entêtez à ne rien me dire. Je suis désolé mais je ne pourrais pas faire de rapport positif vous n’y mettez pas du votre…. Et si je ne vous mets pas une bonne appréciation, j’ai peur que cela veuille dire que… »

« Je sais très exactement ce que cela veut dire et je peux vous assurer que de mon vivant je ne mettrais plus jamais les pieds dans cet endroit. »

« Alors je vous repose la question, qu’avez-vous à me dire depuis notre dernier rendez vous ? »

Hésitante, je regarde mes pieds et mes mains délicatement posées sur mes genoux. J’adore la façon dont je me suis habillée aujourd’hui. Une vraie petite femme d’affaire dans mon tailleur impeccable bleu marine. J’adore cette couleur. Je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé que ce serait ma couleur. Alors vous pouvez commencer à partir dans le cliché qu’une femme comme moi doit surement aimer le noir ou le blanc, voire le rouge. Désolée de vous décevoir mais je ne m’appelle pas Cruella mais Azraëlle. Je sais que pour les plus pieux d’entre vous, ce n’est pas forcément mieux m’enfin, je me fiche pas mal de ce que vous pouvez bien penser de mon prénom ou de ma couleur préférée, j’aime les deux.

« Mademoiselle Force ? Vous êtes encore avec moi ? »

« Hein ? Oh excusez moi, j’étais perdue dans mes pensés. »

« Et bien, faite moi partager le fond de votre pensée, nous sommes là pour ca. »

« Je pensais seulement à la veillée d’il y a quelques jours. Je ne vous y est pas vu d’ailleurs… »

« Et bien de quoi vous plaignez vous ? Je ne suis pas sûr que tout le monde aurait vu d’un bon œil que l’adjointe du maire soit complice avec un thérapeute. »

« Je vous remercie de votre discrétion. En revanche je dois m’en aller, j’ai un rendez vous important qui m’attends dans une heure et je dois rentrer me changer. Je vous promets que la semaine prochaine je vous donnerais de quoi me mettre une bonne appréciation. »

« Je l’espère pour vous mademoiselle Force. Il serait regrettable de vous voir retourner en Angleterre. »

J’affiche un sourire de circonstance comme je sais si bien le faire et je lui serre la main. Dans ma tête, je n’ai qu’une envie c’est de l’incendier sur place. Je le déteste, je les déteste tous de toute façon. Tout en faisant claquer mes talons, je sors de son bureau puis de son immeuble et je respire une grande bouffée d’air frai en comptant dans ma tête pour essayer de garder mon calme. Je monde dans la voiture qui m’attendait, avec chauffeur s’il vous plait. Il m’ouvre la porte, me salue, pour un peu il me ferait même une révérence. Je rougie en le saluant puis m’engouffre dans la voiture en le laissant me conduire à mon domicile.

Une fois arrivée, je me dépêche, je déteste être en retard et pourtant je me débrouille toujours pour l’être je ne sais pas pourquoi mais le temps ne m’aime pas. Aussi, je me dépêche encore, quand je rentre je retire mes talons et déboutonne ma chemise tout en me dirigeant vers ma chambre, j’hôte ma jupe et mes bas alors que je pousse la porte de la salle de bain. Mes sous vêtements suivent rapidement et je rentre dans la douche en faisant couler l’eau. Rapidement je réchauffe mon corps grâce à mon pouvoir car je n’ai pas le temps d’attendre que l’eau se réchauffe, je vais être sacrément en retard. Dix minutes, c’est le temps qu’il m’a fallut pour être entièrement propre ! Je me félicite ! A peine suis-je sortie de la douche que l’eau qui est sur mon corps commence à s’évaporer suite à la chaleur que dégage encore ma peau. Fantastique, je suis déjà sèche !

Comme il n’est pas question d’une sortie en public officiel, je peux me permettre de mettre quelque chose de moins coincé. J’ouvre mon armoir et essaye de voir ce qui pourrait le mieux aller avec mon rendez vous de ce soir… Tailleurs, jupe, robe… Je n’ai que des tenues pour la maire ! Je sais ce que vous vous dites : « Et quand tu sors avec des amis tu t’habitlles comment ? » sauf que vous m’avez bien regardé ? J’ai une tête à sortir avec des amis ? Ou à en avoir ? Non, c’est pour les faibles. Je n’en ai pas besoin.

Agacée, je prend une robe dans mon armoire en me disant que toute façon, j’en aurais pas pour longtemps. Il s’agit d’une robe rouge, serrée au niveau de la poitrine mais plus volante au niveau de la taille. Elle s’arrête au dessus de mes genoux car je ne met rien de vulgaire quand je dois sortir. J’y ajoute des escarpin rouge et j’arrange ma crinière afin qu’elle tombe délicieusement sur mes épaules laiteuses. Je réhausse le tout avec un ruban rouge qui est parfaitement mit en valeur par la couleur corbeau de ma chevelure. Je tourne devant mon miroir, je pense que ca suffira.

Un coup de maquillage, parfum et je met mon manteau noir pour aller avec. Bon et bien voilà, je pense que je suis prête. Ce n’est pas le genre de chose dont je raffole, d’habitude quand je rentre chez moi, cela signifie que je n’ai plus aucune raison valable d’en ressortir. Rien ne pourrait me faire sortir de mon chez moi douillet et confortable. Je fais déjà de gros efforts toutes la journée pour cacher ma frustration quant aux gens qui s’aglutinent partout autour de moi. Je manque de faire des crises d’angoisses à chaque fois que quelqu’un me parle… Mais mon sourire chaleureux et mon visage d’ange ne reflète rien de tout ca. Au contraire il dit « J’adore passer du temps avec vous. » mais c’est faux. C’est même archi faux !

Soupire, je redescend et regarde ma montre, bon je suis en retard, Jack devait sans doute être arrivé. Ce qui m’énerve le plus c’est que c’est encore l’occasion pour un homme tel que lui de me reprocher mon retard en prétextant que parce que je suis une femme, ca n’a rien d’étonnant. Et dans des moments comme ca je voudrais leur faire goutter les joies des flammes de l’enfer ! J’ai une vie, une vie bien remplie ! Et même quand j’essaye d’être à l’heure, ca ne se passe pas forcément comme prévu alors il est inutile de me jeter la pierre !

…Désolée, je crois que je commence simplement à paniquer. L’idée de me retrouver avec un homme dans la rue le soir n’a rien de super rassurant pour moi. Au risque de vous décevoir, je ne suis pas accoutumée au rendez vous, aux hommes et autre. Je suis plutôt une solitaire, je ne drague pas et ne me fait pas draguer. Je suis peut être jolie mais j’imagine que les hommes préfères les femmes plus expressives que moi. Alors je dois dire que je ne suis pas rassurée à l’idée de me retrouver seule avec un homme. Je sais que je vais perdre mes moyens, je vais me sentir mal à l’aise et tout ce dont j’aurais envie c’est de rentrer chez moi.

Bon et bien voilà, nous sommes arrivés. La voiture se gare et mon chauffeur m’ouvre la porte, je le remercie et sors. Je cherche mon mystérieux informateur du regard puis une fois repéré je m’avance timidement avec mon fameux sourire « C’est un plaisir de faire votre connaissance » mais en fait JE VEUX RENTRER CHEZ MOI !

« Bonsoir, pardonnez mon retard j’ai eu beaucoup de travail aujourd’hui. Je suppose que l’urgence de la situation nous dispense des formules de politesse alors je ne serais pas contre qu’on aille directement au but. Je…  *regarde autour de moi et vois l’ampleur de la saleté qui règne en ces lieux et je me retiens fortement de vomir.* ….Je ne tiens pas à rester dans ces lieux, j’ai…Comment dire…une certaine réticence envers la saleté… »

Un bruit puissant se fait entendre, comme si on avait mit un coup dans une benne en fer. Je sursaute et me rapproche un peu plus de l’agent de police qui sera plus à même de me protéger que moi toute seule. Mon dieu, qu’est ce que je fais ici !

   

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.


Dernière édition par Azraëlle V. Force le Lun 19 Jan - 19:48, édité 2 fois
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Invité


MessageSujet: Re: L'informateur (Azraëlle Force)   Dim 18 Jan - 17:32

Article du tabloïd à scandale New Lagon Confidential

Salut les Dodgers ! Adios pauvres entassés en foule !

Selon la rumeur, suite à la mystérieuse explosion qui a totalement ravagé notre ville, des promoteurs immobiliers qui cherchent désespérément à trouver un nouveau stade pour l’équipe nationale de Baseball de notre état : les Dodgers de Floride, ont proposé à l’hôtel de ville de New Lagon et en particulier à notre maire adjointe Azraëlle Force, de faire construire un nouveau grand stade dans le quartier inondé en même temps que sa rénovation ! Au risque d’expulser tous les gens qui y ont perdu leur maison suite à l’explosion !

Pigez un peu ce qui arrive matous et minette. Nous adorons autant que vous le grand passe temps national, mais quand ça suffit, ça suffit. Cette grande dame entre toutes, la statue de la liberté, ne porte-elle pas gravé un peu de baratin qui s’inscrit près de ses petons ? Quelque chose du genre : « Donnez nous vos foules entassés, tous les pauvres et les démunis qui aspirent à la liberté » ? Ecoutez, tout le monde en Floride veut un nouveau stade bien chouette pour nos Dodgers. Mais là ça va trop loin, aussi notre tabloïd à scandale a envie de s’en mêler. Des promoteurs sans scrupules auraient demandés à Azraëlle Force de faire évacuer tous les sans-abris dus à l’explosion dans le quartier inondé. Ces pauvres gens vivent actuellement dans d’outrageuses et outrancières cahutes et cabanons calfatés au goudron. Leur Shangri-La-New-Lagon, souillée et sombre de sinistre vagues. Et les Dodgers balanceurs de baballes sont prêts à occuper les lieux illico-presto lorsque la ville sera complètement réouvertes et que le problème des porteurs aura été réglé. Un nouveau grand stade quand la poussière du chantier sera éclaircie et que tout le quartier sera reconstruit. Ils auront dès lors un nouveau foyer d’où ils pourront régner sur la division nationale ! Vous pigez ?! Vous êtes contents, nous sommes contents, Azraëlle est contente, allez les Dodgers ! Mais qu’adviendra-t-il de tous ces dépossédés de leur destin et de leur domicile par les Dodgers ? De tous ces nouveaux sans-abris maladroitement mal placés ? Le bureau du cadastre et voirie de l’état de Floride voudrait accorder à chaque famille de bidonville 1000 dollars comme prime de relogement, grosso modo de quoi squatter une cahute-cabanon, un taudis vite torché, vite monté, vite expédié ailleurs dans le quartier inondé. Sans parler plus tard des rades à clodo bâtis façon derviche, en deux temps deux mouvements, offerts sur le marché par les rois de l’immobilier rapace, quand on se décidera enfin à reconstruire tout le quartier ! Est-ce qu’on arrivera à convaincre miss Force de ne pas accepter une telle rénovation de la ville ? On suppose que la bimbo Azraëlle n’a pas envie elle non plus de vivre un jour dans un cabanon de bric et de brocs montés à la va-vite. On la voit mal festoyer et nous danser un strip au son du fandango du ghetto. A notre humble avis, la brunette Force serait plus du genre à nous faire gincher la jigue du sac à puce qui crame comme une torche si on ose l’importuner un jour.

Nous nous sommes laissé dire que parmi les sites envisagés par ces rapaces qui veulent faire les yeux doux à Miss Azraëlle-jolies-lèvres pour obtenir leur stade, se trouvent d’anciens paddocks-cellules reconvertis, jadis utilisé pour parquer les immigrés clandestins latinos, ainsi qu’un motel-bungalow de Lynwood, reconvertit lui aussi, auquel il ne manque pas le moindre lit en forme de cœur, avec au mur des miroirs mièvres à cadres dorés. Mais dîtes donc ! A les décrire, on se croirait être dans nos propres bureaux ! Ici à New Lagon Confidential !!! Nous nous sommes laissé dire que certains sans-abris dépossédés, défaits, dégoutés et dépités ont demandé qu’on leur verse leur 1000 dollars directement pour qu’ils puissent se tirer de la ville immédiatement avant qu’il n’y ait une expulsion générale, si jamais Azraëlle-jolies-boobs accepte qu’on construise le stade pour les Dodgers. Ils laisseront alors plusieurs cahutes abandonnés. Hé ! Mais New Lagon Confidential pourrait y déplacer le quartier général de ses opérations ! Résultat, nous pourrions ne plus payer de loyer et baisser le prix de notre torchon ! En exclu on pourrait même foutre des posters couleurs d’Azraëlle Force en position glamour !

Souviens t’en cher lecteur, c’est ici que tu l’as lu en premier. Silence et discrétion, vite fait, bien fait, ça ne sera pas répété et surtout très CONFIDENTIAL !

…………………………

Le sergent Jack Leahy s’esclaffa comme un môme après avoir finis de lire la dernière édition du New Lagon Confidential, il roula le torchon à scandale en boule et le balança dans une poubelle à proximité. Il était toujours adossé contre le mur à attendre Azraëlle Force. Finalement elle débarqua. Le flic scruta attentivement la demoiselle. Peut être charme et séduction, probablement, donnant très fort sur sans doutes. Peut être style et classe, sans doutes, donnant très fort sur oui. Miss force esquiva toutes les formalités et les convenances, elles voulaient directement savoir pourquoi Jack l’avait fait venir ici. Il s’esclaffa encore une fois et lui dit :

« A votre aise madame. Et bien voilà, le chef de la brigade criminelle, l’alcoolique Dan Wilhite, quand il ne grimpe pas bobonne, fait acte de présence au commissariat central de New Lagon. Et il lui arrive d’avoir des éclairs de lucidité. Il a demandé à quelques petits génies de l’électronique comme on dit de nos jours, de bidouiller des micros par-ci par-là dans les coins de rencontres de notre belle ville qui sont fréquentés par les gros pontes du crime comme des restos ou des bars. Et franchement ça vaut le détour ! Moi et mes collègues de la criminelle on s’est bien marré en écoutant quelques morceaux choisis, faut vraiment que je vous fasse écouter ça, par ici. »

Jack contourna sa voiture et ouvrit le coffre. A l’intérieur une valise avec un amoncellement d’appareillages de mises sur écoute et deux bandes biens fournies. Jack appuya sur l’interrupteur et fit tourner les deux rouleaux. Des voix de gangsters résonnèrent en crachant dans le magnétophone :

Enregistrement n°1

« Je te le dis, d’habitude on essaye de bourrer les urnes pour élire un maire qui est complètement corrompue, mais cette Azraëlle Force là, je suis sûr qu’elle veut nous voir tous en taule ! Pire que les porteurs ! »

« Tu dis ça comme si tu connaissais Azraëlle Force en personne. »

« C’est le cas mon con, j’ai assisté à son dernier discours. »

« T’es rien qu’un tas, tu dis que tu fréquentes tous les gros durs de la ville, mais t’es rien qu’un débile sortit des quartiers sud. »

« Eh ! Je viens des quartiers nord ! »

« On s’en fout, Je suis sûr qu’en fait Azraëlle est à la solde des flics et qu’elle veut nous faire la peau à nous plutôt qu’aux porteurs ! »


Enregistrement n°2

« Ce qu’il y a pire que la chtouille et la vérole, c’est Azraëlle Force. Aucun de nous ne lui a filé d’enveloppes pour la corrompre, ça veut dire qu’elle doit toucher des enveloppes en douce de quelqu’un d’autres. »

« Azraëlle Force a mangé dans mon restaurant une fois. J’aurais du l’empoisonner.»

« Et comment que t’aurais du ! Tu devrais l’inviter à nouveau dans ton resto, avec tout le conseil municipal et ces connards de la commission anti-racket de Floride ! Tu devrais les empoisonner tous ! »

« Je devrais. Eh ! Tu connais ma serveuse Daïleen ? »

« Bien sûr, je me suis laissé dire qu’elle jouait de la flûte de peau avec les meilleurs. »

« Ouais, Sam a eut le droit à ses services ! »

« J’ai entendu dire que Sam était bâtit comme un mulet. »

« Qui te l’a dit ? »

« Mais Sam en personne. »


Enregistrement n°3

« Nous regrettons que tu sois malade Bugsy, t’as toute notre sympathie et nous pensons à toi. »

« Je veux vivre assez longtemps pour voir les porteurs botter le petit cul de miss Azraëlle Force. On ne sait toujours pas de qui elle touche des enveloppes. Du CMI ? De la Mafia ? De quelqu’un d’autre ? »

« Bah moi en tout cas je trouve que la maire adjointe a une jolie coiffure. »

« ABRUTI ! Quelqu’un devrait lui faire une raie à la dum dum calibre 45 dans sa chevelure ! »


Enregistrement n°4

« Les bruits c’est juste que des bruits, faut que tu considères la source et que tu juges à partir de là. »

« T’aimes les bruits ? »

« Tu sais bien que oui, et que j’aime bien une bonne rumeur autant que n’importe qui. Et je me tracasse pas particulièrement de savoir si elle est vraie ou pas. »

« J’ai une rumeur bien brûlante ! »

« Alors raconte ! »

« La rumeur c’est que Azraëlle Force elle travaille en fait pour le CMI. »

« C’est ça ta rumeur ? Moi on m’a dit qu’en fait elle travaillait pour l’armée ou les flics. »


Enregistrement n°5

« Je sais de sources sûr que certains parrains du crime en ville commencent à en avoir marre de pas savoir pour qui Azraëlle Force bosse en sous-mains, si elle va être pour ou contre les porteurs, pour ou contre le CMI, alors selon la rumeur ils ont demandé à une gâchette de descendre Force. »

« Il est difficile de savoir qui est favorable à qui par les temps qui courent. »

« Et si en fait Azraëlle ne touchait aucune enveloppe de quiconque et ne défendait aucun autre intérêts que les siens ? On y a pas pensé à ça. »

« Impossible ! Tu plaisantes j’espère !? Force est une maire adjointe de New Lagon ! Pas de Las Vegas ! C’est sûr qu’elle doit toucher du fric de quelqu’un ! »


Enregistrement n°6

« J’en ai marre de cette maladie, je préférerais encore avoir 6 jurys aux trousses ! »

« Nous sommes avec toi Bugsy, tu es dans nos pensées. »

« Qu’elles aillent se faire foutres tes pensées, refile moi quelques cancans. »

« Bon j’ai entendu des bruits qui court. »

« Tel que ? »

« Et bien y’a un caïd qui a engagé une gâchette pour buter Azraëlle Force car il était persuadé qu’elle touchait du fric d’un de ses concurrents. Mais son rival a aussi engagé une gâchette pour la dessouder. Car il pensait qu’Azraëlle touchait des enveloppes du premier caïd. Résultat les deux tueurs ont tentés de l’assassiner alors qu’elle sortait de chez elle. Ils se sont aperçut et ils se sont disputés tous les deux pour savoir qui aurait le privilège de la buter. Ils se sont entretués »

« … »

« Et je crois qu’Azraëlle Force ne s’en est même pas rendu compte. »

« Ah oui quand même… »

« Et selon la rumeur y’a toujours une prime sur la tête de la maire adjointe, alors y’a pleins de caïds qui cherchent à recruter des gâchettes pour se la faire. »

« Qu’est-ce que j’aime cette putain de vie qui est la nôtre, on ne s’ennuie jamais. Je ne veux pas mourir, toutes ces conneries, c’est bien trop bon pour y renoncer. »


Jack Leahy coupa les enregistrements en se marrant comme un gamin encore plus fort. Il se retourna les larmes aux yeux devant la demoiselle et lui dit :

« Comme vous pouvez le constater. Le fait que vous ne soyez pas corrompue et que vous ne souteniez personne depuis votre prise de fonction, ça vous a value une réputation sulfureuse auprès des gangsters. J’espère que vous avez pensé à rédiger votre testament parce que votre tête est toujours mise à prix je crois. Et ne me demandez pas si j’ai des rumeurs encore pire sinon je ne réponds plus de rien ! Oui c’est vrai j’avoue, la rumeur est vraie à propos de la femme du commissaire, tout le monde lui est passé dessus pour lui tanner la couenne ! »
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MessageSujet: Re: L'informateur (Azraëlle Force)   Lun 19 Jan - 21:44


L'informateur
« Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. » Baudelaire

Cet agent ne m’inspire pas du tout confiance. Il est sûr de lui, prétentieux et il a l’air vulgaire. Chaque minutes en sa compagnie est un véritable supplice pour mes nerfs. Nous venons clairement de deux univers différents et je suis surprise que cela se ressente jusqu’à sa façon de parler. C’est en écoutant ce qu’il avait à me dire que je me mis à froncer les sourcils. Décidément je savais que ce rendez vous n’allait pas m’enchanter.

« Vous êtes en train de me dire qu’un agent de police a placé de façon illégale des micros dans la ville sans m’en tenir informée ? »

Intérieurement je fulmine ! Je déteste tout ce qui est illégale ! Outre le fait que je dois être un modèle de vertu envers mes sujets, j’ai quand même des valeurs auxquelles je tiens. Certes je veux mettre la main sur cette ville par n’importe quel moyen mais je veux le faire en usant le plus possible d’intelligence et de stratégie et non de ruse et de sournoiserie. L’écoute de la vie privée des gens est illégale et je n’avais aucune envie d’être complice de ca ! Mais il fallait que je sache que ce Jack avait à me dire, en tant que future mairesse, je me dois de connaitre tout les secrets de ma ville et malheureusement, ce goujat semble être la seule personne à pouvoir m’informer convenablement…

Contrainte et forcée, je fais claquer mes talons jusqu’à la voiture du flic pour qu’il me fasse donc écouter les enregistrements. C’est avec une boule au ventre que j’attends d’entendre la voix d’un malfrat. Puis quand elle arrive, quand je commence à entendre des voix, je fronce les sourcils. Je ne sais pas à quoi m’attendre et ca me fruste au plus haut point. Il est difficile pour moi de ne pas avoir le contrôle de tout en permanence. J’écoute attentivement le premier enregistrement puis le second et je rougis de la tête aux pieds ! Ce langage, mon dieu… Je me sens stupide d’être si affectée par ce langage de chartier mais sur le coup je ne m’attendais pas à ce qu’à cette époque, les hommes puissent encore avoir ce comportement idiot et sur-joué. Je pensais que l’évolution les avait également atteints mais apparemment elle n’a jugé bon que de gâter le sexe supérieur. C’est triste.

« Je saurais dorénavant que la nourriture de chez moi n’est pas si mal… »

Je regarde Jack, un peu surprise de ce que je viens d’entendre mais également inquiète. A ce moment là, je voulais que l’on me rassure, que l’on me dise que tout se passera bien car c’est juste une énorme farce. Mais je reviens vite à la raison et continue d’écouter. Ces hommes ne se rendent pas compte de ma puissance. Si je pouvais la déchainer sur eux, ils seraient réduits en cendre avant de pouvoir dire mon nom.

Les enregistrements trois et quatre ne furent pas bien mieux. C’était presque une perte de temps. Je soupire d’impatience et lance un nouveau regard au flic. Le pose mon casque et croise mes bras sous ma poitrine tout en le défiant du regard.

« Je ne comprends pas la raison de ma venue ? Ecouter des soulards parler de moi en ces termes ? Je sais que tout les habitants de cette ville ne me portent pas forcément dans leur cœur mais que ce soit eux qui me détestent, cela ne me fait ni chaud ni froid. Je ne reçois d’enveloppe de personne car je suis une femme respectable qui n’a pour seul but que de servir une ville que j’aime et qui m’a accueillit ! »

Plus je lui faisais mon petit discours et plus j’ai perdu patience au point de jeter son casque dans son coffre de voiture avant de faire quelques pas dans la nuit. J’étais agacée que l’on puisse penser ca de moi alors qu’on ne me connait pas. Les jugements, c’est tout ce que l’homme peut faire. Juger sans cesse, se faire des idées fausses de son prochain et le critiquer encore et encore. Je déteste ca. C’est comme s’en prendre au plus faible…. Ca me donne envie de… de…
Alors que j’essaye de garder mon calme, je sens mon corps qui se réchauffe et l’extrémité de mes doigts à faire de la fumée, il faut que je me calme rapidement.

« J’espère que c’est bientôt fini. Je ne supporte plus d’écouter pareille balivernes. »

Je retourne vers la voiture, calmée. Il faut bien. Je me dis que puisque j’y suis autant essayer de faire ca le plus vite possible afin que je puisse retourner chez moi, me mettre un bon pyjama et me caller devant la télé. Est-ce que je devrais avoir mieux à faire en étant une femme ? Oui sans doute, mais le petit programme que je me fais dans ma tête me conviens parfaitement.

Voilà l’enregistrement cinq et six… Sans doute ceux qui m’ont le plus fait pâlir avant que le sang ne se remette à circuler sur mon visage au bout de quelques minutes. Je fronce de nouveau les sourcils et lance un regard glacial à Jack qui se fend la poire.

« Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle dans le fait que je sois menacée ! Heureusement que je sais parfaitement me défendre seule. Mais puisque vous semblez si familier avec ce genre de racaille *regard plein de sous entendus* je ne vous laisse que d’autre choix que de veiller à ma sécurité. Aussi, au risque de ne pas m’être fait suffisamment bien comprendre, vous êtes chargée de veiller sur moi de jour comme de nuit. Il est inutile d’essayer de contester cette décision, ce serait une perte de temps pour vous comme pour moi car je vous garantie que vous monterez la garde devant ma maison, de gré ou de force. *Je le regarde avec un air dur et glacial, je suis tellement rongée de colère que suivant la luminosité mes yeux, d’ordinaire aussi bleu qu’un ciel d’été, virent légèrement au rouge flamme.* Entre autre, je fais face à un problème plus grave en ce moment que ma propre vie. Celle de centaine de personne est en jeu et je n’ai pas le temps de me regarder le nombril, c’est pour cela que vous le ferez à ma place. Vous allez retrouver ces gens afin de savoir ce qu’ils me veulent très exactement car je ne vois pas en quoi le fait d’être bonne, honnête et valeureuse, peut il faire de moi l’ennemie public numéro un. *soupire* Et je vous prierais à l’avenir de surveiller votre langage car même si ce rendez vous n’a rien d’officiel, je reste l’adjointe du maire et que je sache, nous n’avons pas élevés les cochons ensembles. »

Voilà. C’est dit, maintenant, mon lit ! Mon lit ! Mon lit ! Je le toise toujours du regard, mon calme revenue. Je me demande si c’est fini ou pas ? La voiture doit toujours m’attendre et j’avoue ne pas être rassurée dans cet endroit. J’ai même peur. Je veux dire, imaginez que je sois arrivée avant lui, vous savez tout ce qui aurait pu m’arriver, habillée dans cette tenue seule dans le noir ? Moi je le sais et je vous assure que l’idée ne m’enchante pas du tout !

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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L'informateur (Azraëlle Force)

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